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mardi 15 octobre 2013

◊ Le calice du dragon ◊
(Roman) Dark Fantasy / Dragon
AUTEUR : Lucius SHEPARD (Usa)
EDITEUR : Editions du Bélial-Kvasar, 5/2013 — 257 p., 20 €
SERIE : Le dragon Griaule 2
TRADUCTION : Jean-Daniel Brèque
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Nicolas Fructus
SOMMAIRE : Le mot de léditeur, par Olivier Gérard - Bibliographie de Lucius Shepard (mise à jour), par Alain Sprauel
Critiques : www.actusf.com (Anne Besson) - www.elbakin.net (John Doe) - www.parutions.com (Gilles Ferragu) - www.yozone.fr (Hilaire Alrune)
→ "Le soir, les rues sinueuses de Matinombre résonnaient de rires, de cris et de musiques antagonistes, grouillaient de poivrots, de bagarreurs, de vendeurs, de putains, de vide-goussets, de pickpockets et de leurs rares et précieuses victimes ; tout ce monde-là se pressait, se poussait, se bousculait sous une chape de fumée, fleuve paresseux d’humanité en haillons et en pauvres nippes bariolées coulant entre deux rives de tavernes et de troquets, d’auberges et de lupanars interlopes — des bâtisses branlantes qui se soutenaient les unes les autres comme des vieux oncles blafards titubants, coiffés de galures en papier goudron. Et, les dominant de toute sa masse, cette immense enflure de ténèbre absolue que formaient le ventre et le flanc de Griaule, où pendouillait un rideau effrangé de lianes et d’épiphytes en chapelet, si bas qu’il en frôlait les toits, découpés en ombres chinoises sur le ciel d’un indigo luisant". Lucius Shepard fait paraître "L’Homme qui peignit le dragon Griaule" en 1984, récit qui introduit l’univers de Griaule, un monde préindustriel dans lequel un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. L’histoire d’un monstre immobile, enfermé en lui-même, en somme, mais qui n’en continue pas moins d’instiller son influence, une insidieuse corruption s’attaquant aussi bien aux hommes qu’à la nature... Septembre 2011. Les éditions du Bélial’ publient Le Dragon Griaule, fort volume réunissant ce qui est alors l’ensemble des textes du "corpus Griaule", six longs récits. Deux ans plus tard, Lucius Shepard écrit Le Calice du Dragon, premier, et à ce jour, unique roman du cycle Griaule, la peinture d’une rivalité entre deux hommes, le fantasme de deux ambitions politiques s’affrontant dans un contexte de fantasy fascinant. Un roman proposé en exclusivité mondiale, à l’instar du recueil qui le précède
 


◊ Le dragon Griaule ◊
(Recueil) Dark Fantasy / Dragon
AUTEUR : Lucius SHEPARD (Usa)
EDITEUR : Editions du Bélial-Kvasar, 9/2011 — 480 p., 25 €
SERIE : Le dragon Griaule 1
TRADUCTION : Jean-Daniel Brèque
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Nicolas Fructus
SOMMAIRE :
● L'homme qui peignit le dragon Griaule (The man who painted the Dragon Griaule)
● La fille du chasseur d'écailles (The scalehunter's beautiful daughter)
● Le père des pierres (The father of stones)
● La maison du menteur (Liar's house)
● L'écaille de Taborin (The Taborin scale)
● Le crâne (The skull)
Postface de Jean-Daniel brèque
Bibliographie de Lucius Shepard, par Alain Sprauel
Réédition : J'Ai Lu-Fantasy 10761, 9/2013 — 670 p., 9,90 €
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) – Bifrost 65, 3/2013 (Sam Lermite) - www.chronicart.com (Pierre Jouan) – www.noosfere.com (Bruno Para) - www.scifi-universe.com (Manu B)
→ " En 1853, dans un lointain pays du Sud, en un monde séparé du nôtre par la plus infime marge de possibilité, la vallée de Carbonales, une région fertile entourant la cité de Teocinte et réputée pour sa production d'argent, d'acajou et d'indigo, était placée sous la domination d'un dragon nommé Griaule. Il y avait d'autres dragons en ce temps-là, vivant pour la plupart sur des îlots rocheux à l'ouest de la Patagonie - de minuscules créatures irascibles, dont la plus grande avait à peine la taille d'une alouette. Mais Griaule était l'une des Bêtes géantes qui avaient régné sur un âge antique. Au fil des siècles, il avait grandi jusqu'à mesurer sept cent cinquante pieds au garrot et plus de six mille pieds de la queue au museau". Lucius Shepard publie "L'Homme qui peignit le dragon Griaule" en 1984, récit qui introduit l'univers de Griaule, un monde préindustriel dans lequel un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. Depuis ces temps reculés, la créature s'est "intégrée" au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagnes chargée de végétation à l'ombre de laquelle s'est développée la ville de Teocinte. Mais si le monstre ne bouge plus, il n'en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d'instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s'attaque aussi bien aux hommes qu'à la nature... Car Griaule poursuit un but inavoué et inavouable... Ce texte initial remporte un tel succès que Lucius Shepard va développer au fil des ans l'univers de Griaule dans cinq autres très longs récits, tous inédits en français, l'ensemble constituant le grand oeuvre de son auteur, une manière de méta roman sidérant de maturité et sans équivalent dans le champ littéraire de la fantasy, réuni ici pour la première fois en exclusivité mondiale.
Autre couverture :

mardi 20 décembre 2011

◊ Bankgreen ◊
(Roman) Dark Fantasy
AUTEUR : Thierry Di Rollo (Fr)
EDITEUR : Le Bélial -Fantasy, 2/2011 — 356 p., 20 €
COUVERTURE : Jean-Sébastien Rossbach
PREFACE : Pierre Pelot
● Critiques : http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent-Interview et critique) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Nolive) ; http://www.elbalin.net/ (Gillosen-Un entretien avec Thierry di Rollo) ; http://www.scifi-universe.com/ (Manu B.) ; http://www.yozone.fr/ (Nicolas Sofray)
→ Mordred est le dernier des varaniers, ces mercenaires invincibles engoncés dans des armures qui dissimulent leur visage. D'un seul regard il peut prédire le moment de votre mort et la rendre plus douce dans le cas où celle-ci serait des plus pénibles. Depuis de slustres Mordred arpente la planète Bankgreen, la mauve et noire, sur Rod, le varan gigantesque qui lui sert de monture. Et à présent qu'une nouvelle guerre entre Dogtères et Arfans se profile à l'horizon, il prend la direction du front afin de prendre part à un conflit primordial pour l'avenir de la planète. Cinq hommes 'inscrivent dans son sillage, cinq hommes qui vont devoir s'entretuer durant le voyage qui les amène sur le champ de bataille, car seule le survivant de cet affrontement pourra accompagner le varanier au coeur des combats.Une impressionnante fuite en avant qui n'est pas la seule image forte de ce roman inclassable vacillant sur les berges de la dark fantasy et du fantastique. On peut également y découvrir des rats géants à qui ont arraché les yeux travaillant dans une mine aux conditions de vie épouvantables. Mais on y rencontre également sur GrandeEau le navire Nomoron commandé par l'Hunum tricent Silmar assisté du rat télépathe Yphor veillant sur les peuples de Gnomes de Katémens et d'Emules qui y ont trouvé refuge. Et si cela ne suffit pas, on peut consulter les Runes, femmes bleues et ailées, qui croît détenir le destin de la planète entre leurs mains. Oeuvre violente à la beauté sensuelle voisine du chaos, Bankgreen continue de décliner l'obessession perpétuelle de Thierry di Rollo envers la mort qui hante la plpart de ces précédents romans. Premier ouvrage de fantasy de l'auteur qui a voulu s eprouver qu'il était capable d'aborder un genre totalement différent de ses écrits habituels et de se l'approprier, ce livre s'inscrit de façon originale dans la trame de ce courant littéraire, laissant une empreint indélébile au sein des productions de ce début d'année tant par sa profondeur que par la ciselure envoûtante des mots et des phrases qui le composent, Un roman préface par Pierre Pelot, qui a suscité de nombreux commentaires de la part de la critique, élogieux pour la plupart.