Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Essai. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Essai. Afficher tous les articles

vendredi 27 mars 2020



ABRY Nicolas & HUSS Valérie (Fr) Nicolas Abry est chercheur au Centre alpin et rhodanien d'ethnologie et Valérie Huss, conservateur du Musée Dauphinois où elle est responsable du service Collections et Ressources Humaines. Ils partagent tous deux une profonde passion pour la culture artistique, sociale et imaginaire de leur terroir

♦ Etres fantastiques : de l'imaginaire alpin à l'imaginaire humain (Essai) Bestiaire - MUSEE DAUPHINOIS, 1/2006 — 108 p, 13 €/Sommaire : Préface de André Vallini - Avant-propos de Jean-Claude Duclos - Les dragons ● Le serpent volant dans la tradion orale, de Alice Joisten ● L'espace et le temps des dragons : Le dragon dans l'aire européenne, de Michel Meurger ● Le dragon, l'Eglise et l'imaginaire médiéval, de Pascal Collomb ● Le dragon : Objets et patrimoine immatériel, de Philippe Cordez
Critique : KWS 59 (Eric Vial)
→ Ouvrage collectif coordonné par Nicolas Abry et Valérie Huss.Editions Musée dauphinois. Trois familles d’êtres surnaturels sont ici évoquées. Hommes et femmes sauvages, dragons et chauchevieille montrent comment les manifestations de l’imaginaire alpin participent d’un même patrimoine, humain. En ce qui concernent les cracheurs de feu ou serpents volants, on découvre à travers ces contes comment ils sont liées au serpent de la Genèse, aux crues et surtout à la conquête des montagnes par les hommes, se partageant entre la tradition cultivée du reptile volant et celle populaire mariant le saurien au félidé,Telle est l’ambition de cet ouvrage et de l’exposition qu’il prolonge, pour rendre enfin visible une partie de l’immense moisson de contes et de récits légendaires faite par l’un de ses conservateurs, Charles Joisten. Une contribution alpine à la connaissance du patrimoine narratif de l’humanité.

lundi 4 mars 2013

◊ Le mythe du héros ◊
(Essai)
AUTEUR : Philippe SELLIER (Fr)
EDITEUR : Bordas-Connaissance 1970 — 208 p., 4,90 €
COUVERTURE : Non illustré
Rééditions :
● Univers des Lettres 704, 1973 — 208 p., 4,90 € — Couv. : Ingres
● Thématique, 1985 — 208 p., 4,90 € — Couv. : Ingres
● Thèmes Littéraires, 10/1993 — 208 p., 6,86 € — Couv. Ingres
→ Cette collection se propose de partir d'un thème aux résonances actuelles et d'analyser la manière dont il fut perçu tout au long de l'histoire littéraire. Chaque volume apparaît d'abord comme un recueil des textes les plus représentatifs du sujet traité. Ces extraits sont pour la plupart choisis dans la littérature française, mais certains des passages les plus significatifs de telle ou telle œuvre étrangère peuvent également figurer en traduction. L'ouvrage se décompose en 8 grands chapitres : 1.Permanence du modèle héroïque – 2.Cinq textes antiques – 3. L'héroïsem chevaleresque (XII°-XVI° siècles) – 4.Le grand siècle et la magnification dun héros – 5.les lumière sou l'éclipse de la littérautre héroïque – 6.Le renouveau du XIX° siècle – 7.Du XIX° au XX° siècle : la magnification de Jeannne d'Arc – 8. Introduction au XX° siècle. C'est dans les chapitres 2 et 3 que l'on trouve les contributions à lafigure du dragon avec, dans le 2 l''épisode d'Heraklès et l'Hydre de Lerne, et dans le 3, l'histoire de Tristan et Yseut qui comporte un combat contre un dragon faisant suite à la victoire contre le géant Morholt.
Autres couvertures :
 

 

jeudi 24 mai 2012

◊ Formes et difformités médiévales. Hommage à Claude Lecouteux ◊
(Essai)
AUTEUR : Florence BAYARD & Astrid GUILLAUME (Fr)
EDITEUR : Presses de l'Université Paris Sorbonne-Traditions et Croyances, 9/2010 — 534 p., 26 €
PREFACE : Régis Boyer & Jacques Le Goff
→ Prodesse et delectare, instruire tout en charmant, tout en amusant, telle a toujours été la devise de Claude Lecouteux, telle est donc également l’ambition de cet ouvrage consacré aux formes et difformités médiévales. Les formes régulières et symétriques, l’équilibre et la mesure étaient au Moyen Âge positivement connotés et globalement appréciés en tant qu’action divine ou résultante logique de bonnes actions accomplies par le lignage. Il était dangereux et néfaste de se distinguer ou de s’écarter de la règle. Par ailleurs, toute perte d’intégrité physique ou toute marque inhabituelle était censée être compensée par un pouvoir particulier, et les êtres qui portaient ces (in)signes relevaient d’un autre ordre, dangereux. La dissymétrie, et donc la difformité, étaient alors perçues comme une punition divine, le signe du diable, un don suspect, une malédiction se transmettant de génération en génération, preuve d’une trahison familiale passée, d’actes ou de pensées inavoués et inavouables, une marque distinctive ou une a-normalité. Les croyances populaires et religieuses, les légendes, les mythes, la littérature, l’expression artistique, ainsi que quelques érudits formés par la Bible prirent le relais des lacunes médicales et scientifiques de l’époque et proposèrent soit des explications pseudo-scientifiques, soit des illustrations et représentations pour la plupart effrayantes, soit des légendes qui engendrèrent d’autres croyances et d’autres créatures, plus difformes et plus effrayantes encore. L’ambition de cet ouvrage est également de rétablir certaines vérités sur les croyances médiévales et de présenter le plus simplement possible ce que l’on entend par formes et difformités au Moyen Âge, mais également dans l’Antiquité ou à d’autres périodes.
◊ Les monstres dans la pensée médiévale européenne ◊
(Essai)
AUTEUR : Claude LECOUTEUX (Fr)
EDITEUR : Presses de l'Université de Paris-Sorbonne-Culture et Civilisation médiévales X, 1993 — 258 p., 22 €
● Réédition : Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 9/1999 (revue et corrigée)
→ Cette étude présente les monstres du Moyen Age dans leur globalité, retrace et explique leur genèse, définit leurs rôles et fonctions, et expose les problèmes qu'ils soulevèrent et la façon dont clercs et érudits les résolurent. Elle s'appuie sur un vaste corpus de textes en langue vulgaire et en latin. Dans la civilisation médiévale, le monstre est omniprésent. Curieusement, on ne dispose pas d'une vision globale de ce phénomène qui a été abordé sous un angle monographique jusqu'ici. Ce livre comble cette lacune en retraçant l'histoire des monstres, depuis leur surgissement, bien avant le Moyen Âge, jusqu'au moment où ils deviennent moyen de satire politique, allégorie ou image mnémotechnique. L'auteur retrace les principales voies de transmission du patrimoine tératologique, présente les monstres et les interprétations qu'ils ont suscitées, leur genèse multiple et leurs origines.

lundi 23 avril 2012

◊ Mythe et légendes de la Chine ◊
(Essai)
AUTEUR : Chen LIANSHAN (Chine)
EDITEUR : Music And Entertainment Books, 5/2011 — 144 p, 23 €
→ En Chine, il existe de nombreux mythes et légendes racontant la naissance du monde, tentant d'expliquer les premiers jours de la civilisation chinoise. La mythologie chinoise est très différente de celle de la Grèce antique, ses nombreux récits touchent à unegrande variété de domaines tels que les anciennes croyances, la morale, la philosophie, la science et l'histoire. Comportant de nombreuses illustrations historiques, ce livre permet aux lecteursd'apprécier la culture traditionnelle chinoise.En plus des principales légendes et traditions chinoises, l'auteur inclut des histoires moins connues du grand public mais tout aussi fascinantes parmi lesquelles les dragons sont partie prenante. Chen Lianshan est professeur de littérature à l'Université de Pékin et directeur de l'Institut de l'histoire des sciences naturelles de l'Académie chinoise des sciences. Engagé dans la recherche et l'enseignement de la littérature populaire chinoise depuis de nombreuses années, il se concentre aujourd'hui sur la mythologie chinoise antique.
◊ Le symbolisme du dragon dans la Chine antique ◊
(Essai)
AUTEUR : Jean-Pierre DIENY (Fr)
EDITEUR : Collège de France-Institut des Hautes Etudes Chinoises, 1987— 270 p.
→ Thème majeur de la mythologie chinoise, le dragon est le plus éminent des animaux qui la composent, mais surtout le plus énigmatique. Être composite apparenté au crocodile, au cheval, au cerf, au bœuf et au serpent ils se déclinent sous différentes formes, certaines ailées, d'autres uniquement terrestres. De couleurs diverses, verts, bleus, noirs ou jaunes, ils ont siccité tout un cortège de scepticisme doutant de leur existence. Et pourtant les textes sont formels : des personnages parmi les plus élevés de l'échelle sociale ont vu des dragons. Ils les ont même approchés, apprivoisés, parfois montés ou attelés à leurs chars. C'est une bête centrale et sacralisée dans le système de croyance de l'ancienne Chine. Sa fonction symbolique est particulière riche : le dragon du Centre est associé à la Terre, le dragon jaune à la couleur du souverain. L'étude de Jean-Pierre Dieny présente cet animal sous la forme d'un inventaire analytique, d'un catalogue précédant un tableau synthétique. Il présent ainsi un ensemble bien choisi d'ouvrages comprenant des descriptions du milieu spatial (aquatique, aérien et terrestre) et animal dans lequel le dragon évolue, ainsi que des ses périodes d'apparition. Sont ensuite répertoriés ses comportements, évolutions, métamorphoses, combats, son rapport au feu. Son polymorphisme et sa polyvalence le mettent le plongent en effet dans des situations extrêmement diverses, et il est différemment dépeint selon les auteurs, les régions et les époques. Lié à l'eau dans lequel il évolue, on l'aperçoit néanmoins dans les champs, et il vole au milieu des nues. Il sait se transformer, se dissimuler et se déplacer avec une facilité déconcertante, ce qui explique les relations souvent conflictuelles qu'il entretient avec les humains et les dieux. Dans ce domaine, son rôle le plus éminent semble être celui de procréateur d'enfants bénis des esprits. Celle polyvalence draconique (la bête est à la fois faste et néfaste, yin et yang) donne son sens à cette composition fantastique. Plus que d'autres le dragon est « bon à penser ». Endossant les attributs de divers animaux, il en possède toutes les compétences. C'est ce qui fait son importance dans l'imaginaire chinois, ce qui explique, sinon sa création, du moins son usage. Spécialiste de la civilisation chinoise, Jean-Pierre Dieny a été directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes Etudes de 1970 à 1997. L'ouvrage qu'il nous propose ici, en dépit de quelques défaillances au niveau de la bibliographie et de la question des origines, représente l'une des tentatives les plus sérieuses et les plus complètes du regroupement de données sur cette créature légendaire hantant l'imaginaire chinois.